Icade, PiveteauBois et Xella ont mis en place un nouveau système alliant bois et béton cellulaire permettant d’atteindre à la fois les seuils 2028 et suivants de la RE 2020 tout en répondant aux exigences de sécurité incendie.
Le contexte réglementaire incendie implique, lors de la conception d’ouvrages comportant des éléments bio et géosourcés, des éléments de protection au feu. L’utilisation du béton cellulaire Ytong de Xella, placé en protection incendie sur des planchers ou murs CLT (bois lamellé croisé (panneaux de bois massifs structurels composés de lamelles de bois croisées et collées entre elles) lors d’essai feu, a donné des performances de protection incendie efficaces, et ce, en parallèle de l’amélioration des leviers financiers et carbone. Le béton cellulaire présente notamment les avantages d’être un matériau léger, isolant et résistant au feu, selon Xella.
Le Cerib, centre technique industriel qui s’est vu confier les tests de résistance au feu de cette nouvelle alliance bois/béton cellulaire, le confirme : il faut plus d’une heure au feu (soit une température supérieure à 250 °C) pour passer une couche de béton cellulaire de 5 cm et s’attaquer au bois, et plus de quatre heures quand la couche de béton cellulaire fait 10 cm. La solution béton cellulaire/bois permet de réduire de 10 % les émissions de CO2 par rapport à une solution flocage/bois.
« Innover avec des industriels sur des matériaux plus performants, répondant à la fois au besoin de réduction de notre empreinte carbone tout en assurant la sécurité de nos immeubles, fait partie de notre stratégie. Au sein d’Icade Promotion, nous avons un objectif ambitieux de réduire de 41 % l’intensité carbone de nos immeubles. En 2024, nous avons fait près de la moitié du chemin. Pour construire plus durable, nous devons innover en nous appuyant sur les expertises de toute la filière. L’alliance bois/béton cellulaire avec PiveteauBois et Xella en est un excellent exemple », précise Jérôme Duru, directeur technique adjoint Icade.