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23/03/2017

La Capeb a rencontré le représentant d'Emmanuel Macron 

Dans le cadre de la campagne présidentielle, la Capeb a rencontré Etienne Chantrel, représentant du candidat Macron et ancien membre de son cabinet au ministère des Finances. Cette rencontre s'inscrit dans le prolongement des rencontres avec les autres candidats. 



La Capeb a rencontré le représentant d'Emmanuel Macron 
© En Marche !

• Qualifications professionnelles
En préambule, la Capeb s'est inquiétée de connaître la position d'Emmanuel Macron sur la question des qualifications professionnelles, sujet qui avait été l'objet, on s'en souvient, de débats houleux dans le cadre du projet de loi "Sapin 2" entre la Capeb et le ministre Macron.
La Capeb a rappelé qu'elle restera ferme et intransigeante sur cette question des qualifications professionnelles.

Sur ce point, le représentant du candidat s'est montré prudent en précisant que la discussion restait ouverte et que l'équipe de M. Macron « ne souhaitait pas à nouveau créer de problèmes sur cette thématique ».

Cependant, aucune certitude n'a été apportée.

• Partenaires sociaux
Face à une certaine méfiance qu'Emmanuel Macron peut afficher vis-à-vis des partenaires sociaux, la Capeb a tenu à réaffirmer l'importance et l'utilité d'organisations professionnelles en tant que corps intermédiaire pour coconstruire des réformes intelligentes et adaptées à la réalité des entreprises, mais également pour le travail de pédagogie qu'elles réalisent sur le terrain pour expliquer et éviter la montée des mouvements populistes.

• Formation professionnelle - Apprentissage
La Capeb a tout d'abord précisé qu'aujourd'hui le financement de la formation professionnelle est totalement transparent et sert uniquement au financement des formations des salariés des entreprises. Elle s'est ensuite montrée soucieuse des positions d'Emmanuel Macron concernant la formation professionnelle des chômeurs dans la mesure où son financement n'est pas explicitement évoqué.
S'il s'agit notamment de faire peser sur les seules entreprises ce financement, évidemment la Capeb ne pourrait pas y être favorable.

De son côté, le représentant du candidat rappelle la nécessité de développer le pré-apprentissage et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels, avec une implication des branches professionnelles dans la définition des programmes.

La Capeb a approuvé cette orientation et souhaite être associée aux projets qui seraient mis en œuvre.

• Simplification de la vie des entreprises
En réaction à la proposition du candidat Macron de doubler les plafonds pour bénéficier du régime fiscal de la micro-entreprise et la fin de toute concurrence déloyale en permettant chaque année aux entreprises "classiques" d'opter ou non, selon leurs besoins, pour le microfiscal, la Capeb a redit qu'elle est tout à fait hostile et opposée au doublement des plafonds du régime de la micro-entreprise. Elle a réaffirmé son attachement à la loi Pinel qui a permis de trouver un équilibre globalement satisfaisant sur un sujet délicat.
Si la proposition de M. Macron devait s'appliquer, la Capeb considèrerait que cette mesure correspondrait à un retour en arrière avec les effets les plus néfastes du régime de l'autoentrepreneur.
Par ailleurs, la Capeb a qualifié cette disposition d'inquiétante dans la mesure où elle risquerait de générer des effets pervers : licenciement par les entreprises de leurs salariés pour les réemployer par la suite sous le régime plus souple et moins protecteur de "l'auto-entrepreneur" ou transformation d'entreprises "classiques" en micro-entreprises pour pouvoir bénéficier de la franchise de TVA, avec, dans les deux cas, des conséquences extrêmement dommageables pour le financement du système de protection sociale et pour le budget de l'Etat.
La Capeb a répété que le régime de la microentreprise devait avoir pour vocation de mettre « le pied à l'étrier » de ceux qui souhaitent se lancer dans la vie entrepreneuriale, raison pour laquelle sa durée de vie doit être limitée.

• Dialogue social
La Capeb a souligné la nécessité de privilégier les accords de branches par rapport aux accords d'entreprises, totalement inaccessibles pour nos catégories d'entreprises.

• Contrats courts
Sachant qu'Emmanuel Macron souhaite plus de charges pour les employeurs qui recourent « exagérément » aux contrats courts, la Capeb a précisé que certaines professions ont la nécessité de recourir à des contrats courts (exemple du restaurateur qui souhaite embaucher pour un week-end) et ne doivent donc pas être pénalisées, ce qui entraînerait une taxation générale des contrats courts.
En revanche, elle a convenu qu'il fallait mettre fin aux abus constatés qui ne relèvent pas du secteur du bâtiment ni du secteur de l'artisanat et des professions libérales.

• Assurance chômage pour tous
En réponse au candidat Macron qui propose que les artisans commerçants bénéficient de la protection assurance chômage, la Capeb a indiqué qu'un dispositif volontaire existe pour les travailleurs indépendants, la GSC (assurance perte d'emploi), dispositif encore trop méconnu. Ceci étant, elle a admis que cette proposition pouvait être intéressante et méritait d'être étudiée en détail.
En revanche, elle a reconnu ne pas partager la volonté d'Emmanuel Macron de nationaliser l'assurance chômage.

• Retraite
Le secrétaire général de la Capeb a tenu à rappeler l'attachement de notre organisation professionnelle au principe de solidarité et l'impérieuse nécessité de prendre en compte, pour notre secteur, les carrières longues.

• IS (impôt sur les sociétés) et CICE (Crédit d'impôt Compétitivité Emploi)
S'agissant de la baisse de l'impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 % et de la transformation du CICE préconisées Emmanuel Macron, la Capeb a approuvé ces deux mesures, tout en rappelant que la moitié des entreprises artisanales ne sont pas concernées par l'IS puisque relevant de l'impôt sur le revenu.

• Rénovation d'un million de logements d'ici 2022
La Capeb a souscrit au projet du candidat Macron de procéder à la rénovation d'un million de logements d'ici à 2022. Cependant, elle s'est interrogée sur son financement.

• Travailleurs détachés
Concernant la directive Travailleurs détachés, la Capeb a partagé la proposition d'Emmanuel Macron de redéfinir au niveau européen les règles du détachement pour mettre fin à toutes les formes de concurrence sociale déloyale.
En revanche, elle a précisé que, si elle était favorable à limiter dans le temps le détachement, elle préconisait une durée stricte maximum de six mois et non un an, comme proposé par Emmanuel Macron.
Enfin, la Capeb a ré-insisté sur la nécessité absolue d'une équité des charges entre pays d'accueil et pays d'origine.

 

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