Accueil > Actus > Professions > Vie des professions > L'Union nationale Charpente-menuiserie-agencement fait feu de tout bois 
08/03/2017

L'Union nationale Charpente-menuiserie-agencement fait feu de tout bois 

A plus d'un mois des Journées professionnelles de la construction qui se tiendront à Strasbourg les 20 et 21 avril, l'Union nationale Charpente-menuiserie-agencement a fait le point sur ses actions phares. Avec un objectif : illustrer la volonté des artisans de faire évoluer leurs métiers. 



L'Union nationale Charpente-menuiserie-agencement fait feu de tout bois 
Jean-Marc Desmedt, président de l’Union nationale artisanale Charpente-menuiserie-agencement (UNA CMA)
© Capeb

En amont des Journées de la construction, qui se tiendront les 20 et 21 avril au palais des congrès de Strasbourg, Jean-Marc Desmedt, le président de l'Union nationale artisanale Charpente-menuiserie-agencement (UNA CMA) avait la mine des bons jours lors du point presse organisé pour l'occasion. Il faut dire que le secteur du bois n'a jamais autant eu le vent en poupe. Du coup, l'UNA qu'il préside a du pain sur la planche avec un objectif : afficher la marche avant-gardiste de son secteur.

Garantir un niveau de finition pour maintenir l'esthétique de la menuiserie bois
Au bestiaire des actions phares de l'UNA figurent la caractérisation et la qualification de systèmes de finitions permettant de maintenir l'esthétique des menuiseries bois pendant dix ans. En effet, face à l'absence d'affichage de performances des finitions dans les fiches techniques des produits, la Capeb a demandé à l'Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (FCBA) une étude pour caractériser et qualifier les systèmes de finition permettant de maintenir l'esthétique de la menuiserie bois pendant dix ans.
L'étude, financée par le Codifab, a réuni huit fabricants de finition dont les systèmes ont été testés sur quatre types de support bois. Dans ce cadre, les durées de cycles de vieillissement habituellement prescrits ont été doublées afin d'avoir une vision à plus long terme des performances des finitions. L'étude a permis d'identifier des systèmes de finition répondant au niveau 5 de la norme menuiserie NF P 23 305 permettant d'estimer un délai avant rénovation de huit à dix ans en situation clémente. « Nous avons voulu apporter une amélioration à travers des finitions, opaques ou pas, sur les bois en extérieur », explique Jean-Marc Desmedt. Et, de reprendre : « Pour nous différencier et apporter un service au client, fabriquer des menuiseries garanties en finition est l'un des moyens qui peut nous aider à garder des parts de marché, voire en reprendre. »

En outre, l'UNA CMA a travaillé à l'étude de solutions simplifiée de certification pour les PME et les artisans. Cette démarche a été initiée en s'entourant d'experts de l'Afnor et de spécialistes de la certification en s'appuyant sur les fondamentaux de l'ISO 9001. Objectif : « alléger ce dispositif de certification sans toucher à la crédibilité de l'outil », souligne l'UNA qui a planché durant un an et présenté son travail en novembre dernier. Ainsi, le processus de certification se trouverait simplifié.

Propagation du feu en façade bois
Autre chantier : celui de la propagation du feu en façade bois. Depuis 2012, la filière bois, accompagnée par le CSTB et le FCBA, concentre, en effet, ses efforts dans la mise à disposition des acteurs de la construction, de solutions bois maîtrisées vis-à-vis du risque de propagation du feu par les façades. Il faut dire que ce matériau est de plus en plus utilisé dans la construction d'immeubles de grande hauteur en habillant les façades. Aussi est-il nécessaire rappelle Jean-Marc Desmedt « d'apporter une garantie supplémentaire aux entreprises ». C'est ainsi que l'UNA a participé à l'élaboration du guide Bois-construction et propagation du feu par les façades en application de l'Instruction technique 249 version 2010. Ce guide propose des solutions constructives bois fiabilisées en matière de maîtrise de la propagation du feu en façade. Les solutions présentées ont, d'une part, une valeur d'appréciation de laboratoire au sens de l'article 5.3 de l'Instruction technique (IT) 249 version 2010, et d'autre part, une valeur quasi réglementaire au travers de la note d'information du ministère de l'Intérieur du 27 janvier dernier qui précise spécifiquement que les préconisations de ce guide sont à prendre en compte pour l'application du paragraphe 2.4 de l'Instruction technique 249 (IT 249) de 2010.

Des Journées professionnelles de la construction denses du 20 au 21 avril
Les Journées professionnelles de la construction seront également l'occasion de revenir sur de nombreux sujets, dont les nouveaux outils de dématérialisation des relevés de chantier à l'instar du Scan Laser 3D. La société CoDEM présentera un projet de rénovation patrimoniale d'un manoir grâce à l'acquisition d'une image numérique 3D avec un scan laser. Autre sujet : l'aménagement des lieux de vie dans les locaux tertiaires comme dans les logements.
Enfin, la question des poussières de bois émises lors d'opérations de transformation ou usinage du bois sera également abordée. Jean-Marc Desmedt est revenu longuement sur les effets de l'inhalation des poussières de bois sur la santé. Une problématique importante de santé publique qui reste un sujet de préoccupation pour l'UNA, mais pas toujours facile à appréhender et à gérer sur le terrain en entreprise. Les poussières de bois sont, en effet, classées comme cancérogènes, notamment le cancer de l'ethmoïde (os qui entre dans la constitution des cavités orbitaires, nasales et crânienne et qui délimite notamment les sinus ethmoïdaux). Aujourd'hui, la valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) sur huit heures en atmosphère de travail pour les poussières de bois inhalables est de 1 mg/m3. L'employeur doit faire effectuer chaque année un contrôle de l'exposition par un organisme accrédité afin de vérifier le respect de cette valeur minimale de prévention.
Jean-Marc Desmedt a notamment rappelé qu'une convention d'une durée de trois ans avait été mise en place afin de favoriser la prévention de ce risque cancérogène. Clôturée depuis un an sans résultat vraiment probant, cette démarche a néanmoins permis un travail sur les bonnes pratiques. L'UNA rappelle que les entreprises n'ont pas aujourd'hui les moyns de respecter systématiquement les valeurs limites fixées et demandent que les machines-outils puissent être pourvues obligatoirement de capteurs de poussières.
Bref, plus que jamais active et avant-gardiste, l'Union nationale Charpente-menuiserie-agencement fait feu de tout bois et nous ne manquerons pas dans nos prochaines éditions du Bâtiment Artisanal de développer plus amplement certains de ces sujets.

Code de vérification :*



soleil

Le temps à 5 jours
dans votre région

Prévisions détaillées à 4 jours
sur 5800 codes postaux
avec évolutions
toutes les 3 heures

  • BATIMAT se profile à l'horizon
  • Maisons individuelles, quoi de neuf depuis 10 ans ?
  • Les artisans, professionnels du patrimoine
  • La nouvelle campagne de communication en faveur de l'Artisanat
  • L'état de santé du bâtiment au T3 2009

Abonnement en ligne
à la revue