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21/12/2017

Apprentissage : regain des inscriptions

Le baromètre ISM-Maaf de l'artisanat évalue, pour la seconde année consécutive, l'implication des entreprises artisanales dans la formation des apprentis. Cette édition met en exergue les tendances d'évolution marquées par un regain des inscriptions en première année.



Apprentissage : regain des inscriptions
© ISM-Maaf

L'année 2015-2016 marque un retournement de tendance : après deux années successives d'une chute des inscriptions en première année (- 8 %), une reprise de + 2 % est à nouveau observée avec 73 135 inscriptions.
Sur un total de 405 000 apprentis scolarisés en France, les entreprises artisanales en ont formé et employé 143 000 (35 % de l'ensemble des apprentis comptabilisés au plan national.). Le secteur de l'artisanat conforte sa place de premier employeur d'apprentis en France.

Des apprentis de plus en plus qualifiés

Si plus des deux tiers des apprentis entrants (69 %) préparent un diplôme de niveau V (CAP), l'apprentissage artisanal se développe dans l'enseignement supérieur et les apprentis démarrant une formation post-bac sont de plus en plus nombreux (en hausse de 9 %). Au total, sur l'année scolaire 2015-2016, 12 000 apprentis ont préparé des diplômes de niveau bac+2 à bac+5, majoritairement des BTS ou DUT.

L'apprentissage aux métiers de l'artisanat, une voie de réorientation

La moitié des futurs artisans démarrent leur formation à la sortie du collège, généralement en intégrant la préparation d‘un CAP ou d'un bac professionnel. Mais tous les parcours ne sont pas linéaires, en raison souvent des aléas de l'orientation scolaire : 30 % des inscrits sont en réorientation, après avoir interrompu la préparation d'un autre diplôme (CAP, lycée général ou professionnel...). Pour ces derniers, la reprise d'une formation en apprentissage ouvre une nouvelle perspective d'insertion professionnelle.

L'apprentissage, tremplin d'accès à l'emploi

Plus de la moitié des apprentis (60 %) ont trouvé un emploi dans les sept mois qui ont suivi la fin de la formation ; au même niveau qu'en 2012 après deux années de baisse (il était de 55 % en 2013 et 54 % en 2014).

Le taux d'emploi s'élève avec le niveau de diplôme des apprentis : 56 % des diplômés sortant de CAP sont en emploi, contre 77 % des détenteurs d'un brevet professionnel, 73 % des détenteurs d'un bac pro ou 75 % d'un BTS.
Dans 53 % des cas, l'employeur est l'ancien maître d'apprentissage. Le taux de maintien dans l'entreprise croît avec le niveau de formation : il est de 50 % pour les apprentis détenteurs d'un CAP et de 57 % pour ceux qui ont obtenu un diplôme de niveau IV ou supérieur.
Plus tard, une bonne part de ces apprentis créera son entreprise (42 % des chefs d'entreprise artisanale sont ainsi passés par l'apprentissage).

Catherine Elie - directrice des études et du développement économique de l'ISM précise : « A la fin de leur scolarité, la moitié des anciens apprentis en emploi sont en contrat à durée indéterminée. Le taux de CDI est encore plus élevé pour les apprentis de l'artisanat embauchés dans l'entreprise où ils ont effectué leur apprentissage (66 %) et pour les détenteurs d'un diplôme de niveau IV (59 %). 27 % sont en CDD, 9 % sont en intérim, 6 % sont en contrat de professionnalisation et 2 % se sont installés à leur compte. Quel que soit le niveau de diplôme, l'apprentissage dans le secteur artisanal facilite donc l'accès à l'emploi, comparativement à la formation par voie scolaire. Les perspectives d'embauche sont d'autant plus favorables que de nombreux métiers de l'artisanat sont "en tension" pour ce qui concerne les besoins de recrutement. »

Poids de l'apprentissage : des disparités sectorielles et une France coupée en deux

D'importantes disparités sectorielles sont observées. Après une progression de + 2,5 % en 2014-2015, le secteur de l'alimentation reste le plus dynamique avec une augmentation de + 3 % en 2015-2016 du nombre de jeunes formés (36 660). La boulangerie-pâtisserie est d'ailleurs le premier secteur employeur d'apprentis ; le diplôme artisanal attirant le plus de jeunes en termes d'effectifs est le CAP de pâtissier. Les chiffres sont également en progression dans le secteur des services (+ 1 % avec 37 095 apprentis formés). A l'inverse, l'évolution reste moins favorable dans l'artisanat de fabrication et du BTP, secteurs qui ont souffert en 2016 d'une baisse d'activité et des emplois salariés.
L'apprentissage est marqué par de nombreux contrastes régionaux. Alors que l'on compte en moyenne un apprenti pour sept entreprises artisanales, le taux de pénétration est plus faible en Ile-de-France (9 %), suivie des régions PACA et Occitanie (10 et 11 %). A l'inverse, avec un apprenti pour cinq entreprises, les régions de l'ouest de la France (Pays de la Loire, Normandie, et Centre-Val de Loire) ont un taux de pénétration beaucoup plus élevé.

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